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Ma mémoire IA vit dans des fichiers, chez moi

Onur Karapinar explique bien comment régler la mémoire de Claude. Je garde la mienne dans des fichiers Markdown, pour ne dépendre d’aucun fournisseur.

Onur Karapinar a publié un très bon guide pour configurer Claude dès le premier jour, mémoire comprise. Je trouve son approche intéressante, mais je fais un autre choix : ma mémoire et mon contexte vivent dans des fichiers Markdown et HTML chez moi, pas chez Anthropic.

Ce que propose Onur

Onur est Head of Content chez France IA. Son guide tient en huit réglages, chacun avec un critère simple pour savoir que c’est fait : lancer /setup, garder un seul abonnement, régler l’effort sur Moyen, activer la mémoire, vérifier l’interrupteur qui décide si vos conversations servent à entraîner les modèles, brancher trois connecteurs, essayer une compétence officielle avant tout plugin, et écrire des instructions personnelles.

Ses images sont parlantes. La mémoire est « un carnet que Claude tient sur toi ». Les instructions sont « le mot que tu lui laisses sur le frigo », qu’il relit avant chaque réponse. Si l’on n’a le temps que pour une étape, il conseille de demander à Claude ce qu’il sait de vous, puis ce qui lui manque. Pour quelqu’un qui découvre l’outil, c’est le bon point de départ : Claude ne repart plus de zéro à chaque conversation.

Pourquoi je garde ma mémoire chez moi

Le carnet appartient à Claude. Je peux le consulter et le modifier dans les réglages, et Anthropic permet de l’exporter, mais il reste enfermé dans un seul outil. Or j’en utilise plusieurs : Claude Code, OpenCode et Codex, selon les tâches et les quotas. Chacun a sa propre mémoire interne, et aucune ne communique avec les autres.

J’ai donc fait l’inverse. Tout mon contexte durable se trouve dans un dossier de fichiers Markdown, un vault Obsidian : un fichier qui dit qui je suis et comment je travaille, une note par projet avec son état et ses décisions, mes méthodes sous forme de skills, et un AGENTS.md qui explique à n’importe quel agent où trouver quoi. Les supports visuels sont en HTML statique, dans le même dossier. N’importe quel modèle peut lire ces fichiers, aujourd’hui comme dans cinq ans.

J’ai vérifié que ce choix tenait la route. En juillet, j’ai fait auditer près de 4 000 lignes de mémoire interne accumulées par Codex. Tout ce qui était durable était déjà dans mes notes. Le reste, c’étaient des informations périmées : des états de projet dépassés, des prix, des erreurs ponctuelles. J’ai décidé que cette mémoire interne était jetable, et j’interdis désormais à mes agents de s’en servir : si une information n’est pas dans mes fichiers, l’agent la considère comme inconnue.

Ce que ça change au quotidien

Le premier avantage, c’est de pouvoir changer d’outil sans rien perdre. Je peux essayer un nouveau modèle sur mes vrais projets avec exactement le même contexte. Si Anthropic change sa mémoire demain, ou si je passe chez un concurrent, mon contexte ne bouge pas.

Le second, c’est que je vois exactement ce que l’agent sait. Une mémoire automatique retient ce qu’elle juge important, selon ses propres critères. Mes fichiers contiennent ce que j’ai décidé d’y mettre, je peux les relire, les corriger, et retrouver dans l’historique quand une règle a changé.

Ce choix a un coût : il faut entretenir ces fichiers, et c’est moins magique qu’un carnet qui se remplit tout seul. Je ne sais pas encore si c’est accessible à quelqu’un qui n’a jamais ouvert un fichier Markdown. Ses instructions personnelles restent une bonne idée : je les écris simplement dans un fichier à moi plutôt que dans les réglages de Claude.


Sources : Comment configurer Claude, Onur Karapinar, la mémoire de Claude, documentation Anthropic. Texte rédigé avec l’aide d’une IA à partir de mes idées, puis relu par moi.