Ce que je dirais à un développeur junior aujourd’hui
Les embauches de juniors chutent chez Anthropic. Mes trois conseils à un développeur qui débute : écrire du code, faire de la veille, challenger l’IA.
À un développeur junior, je dirais d’écrire beaucoup de code pendant ses études et ses premiers stages, de faire énormément de veille et de ne jamais croire l’IA sur parole. Les agents écrivent de plus en plus de code, et les entreprises cherchent des gens capables de juger ce qu’ils produisent. Ce jugement se forme en codant.
Ce qui se passe chez Anthropic
Anthropic a publié ses propres données sur l’emploi. Les juniors représentaient 27 % des embauches techniques ; ils n’en représentent plus que 9 %. En août, les agents IA cumulaient six fois plus d’heures de travail que les employés eux-mêmes. Et les managers qui recrutent accordent désormais plus de poids à l’autonomie et au jugement des candidats qu’à leur expertise technique.
Anthropic est un cas à part : elle fabrique les modèles, et ses équipes les utilisent avant tout le monde. Mais ce qui s’y passe pourrait annoncer ce qui arrivera ailleurs.
Écrire du code pour apprendre à penser
Pendant mes études d’ingénieur, j’ai fait de l’assembleur et du C assez bas niveau. Je ne m’en suis jamais servi dans mon travail. Mais c’est là que j’ai compris ce qui se passe sous le capot, et ça m’a appris à raisonner.
Je pense que c’est encore vrai avec les agents. Un junior devrait écrire beaucoup de code, au moins pendant ses études et ses premiers stages. Taper plus vite qu’une machine, il n’y arrivera pas. Écrire du code sert à former sa façon de penser et à comprendre ce qu’il y a dessous. Sans ça, il ne pourra pas juger ce que l’agent lui propose, et c’est justement ce jugement que les entreprises recherchent.
Je ne sais pas combien de temps ce conseil restera valable.
Faire de la veille, beaucoup
Le métier n’a jamais changé aussi vite. Ce qui marchait il y a six mois avec un agent est parfois déjà dépassé. Un junior doit rester informé et faire un maximum de veille.
Et il a un atout : sa capacité à s’adapter. Certains seniors ne l’ont plus. Il faut la cultiver.
Challenger l’IA en permanence
Dernier conseil : rester curieux, poser des questions, et challenger l’IA tout le temps. Un agent peut sembler sûr de lui et se tromper. Celui qui accepte tout sans rien questionner n’apprend rien, et il ne voit pas les erreurs passer.
Sources : How employment is changing at Anthropic, Anthropic. Texte rédigé avec l’aide d’une IA à partir de mes idées, puis relu par moi.